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iArtisan est la première newsletter française qui vous fait découvrir l’innovation et les tendances dans l’artisanat et, plus largement, dans l’univers des entreprises de proximité (commerce, services, hôtellerie & restauration), ici et ailleurs.
Chaque jeudi à midi, 5 minutes de lecture passionnante pour (re)découvrir aussi les savoir-faire intemporels qui font battre le cœur de la France : gastronomie, patrimoine, métiers d’art et excellence du geste.
Ensemble, célébrons celles et ceux qui, avec passion, inventent et réinventent.
AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE 🗞️
💰 Réforme de la facturation électronique : c’est parti !
🇺🇸 Sécurité de l’IA : “Open bar” pour les éditeurs américains
🇫🇷 Rencontres U2P : avec Cactile, l’IA s’attaque à la gestion de l’eau
🚚 Reprendre une épicerie itinérante : un pari fou !
💰 RÉFORME DE LA FACTURATION ÉLECTRONIQUE : C’EST PARTI !
La réforme de la facturation électronique est entrée en application le 1er septembre 2026.
Si votre entreprise n’est pas encore prête, c’est le moment de vous mettre en conformité.
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🇺🇸 SÉCURITÉ DE L’IA : “OPEN BAR” POUR LES ÉDITEURS AMÉRICAINS
Face aux inquiétudes sur les dérives de l’intelligence artificielle, la Maison-Blanche a dévoilé en début de semaine un accord avec les géants de la tech.
Mais sans contrôle ni sanctions, la promesse peine à convaincre.

© The White House
Alors qu’une vague d’inquiétude gagne les États-Unis face aux risques de l’IA, Donald Trump a convié, mardi 29 septembre, les dirigeants les plus puissants du secteur technologique à un déjeuner à la Maison-Blanche.
Dario Amodei (Anthropic / Claude), Jensen Huang (Nvidia), Mark Zuckerberg (Meta / Facebook) et Elon Musk (xAI / Grok) figuraient parmi les invités.
Officiellement au programme de cet accord, un engagement destiné à garantir la sécurité de leurs technologies : contrôles internes, évaluations externes et information des conseils d’administration.
Un arsenal destiné à protéger les éditeurs du pays en s’autorégulant, et selon les mots du Président américain, « moralement contraignant », notion relativement floue chez lui comme chacun le sait…
Des garanties à la discrétion… des signataires
C’est précisément la faiblesse de l’accord. Selon le Guardian, celui-ci ne semble prévoir aucun mécanisme contraignant de vérification du respect des engagements. Aucun régulateur public n’est à ce stade censé intervenir dans les dispositifs annoncés. La publication des résultats des évaluations indépendantes reste par ailleurs facultative.
Washington maintient donc son approche fondée sur l’auto-régulation, malgré les appels croissants de la Silicon Valley et du grand public à davantage de transparence et de contrôle.
Les entreprises restent ainsi largement maîtresses des règles censées encadrer leurs propres technologies.
Sans véritable garde-fou, avons-nous une raison d’y croire ?
L’ACTU COCORICO 🐓
RENCONTRES U2P : AVEC CACTILE, L’IA S’ATTAQUE À LA GESTION DE L’EAU 🇫🇷
Quels usages de l’intelligence artificielle pour les entreprises de proximité ?
Organisées le 24 septembre 2026 au Palais Brongniart, à Paris, les Rencontres U2P 2026 ont consacré, pour la première fois, une session aux applications concrètes de l’IA dans l’activité quotidienne des artisans, commerçants et professionnels libéraux.
Pilotée par Experience Advisory (société éditrice d’iArtisan), cette séquence a débuté avec un état des lieux de l’adoption de l’IA dans les TPE/PME, présenté par Hélène Marlaud, de Google France.
Plusieurs start-ups ont ensuite été invitées à présenter leurs solutions visant à rendre cette technologie accessible aux TPE/PME.

Marie Sicaud, journaliste et Jean-Baptiste Landes, président de Cactile (© Philippe Chagnon)
Parmi elles, la start-up occitane Cactile entend faire du bâtiment un outil de gestion stratégique de la ressource en eau.
La France vient de connaître l’été le plus chaud jamais enregistré, marqué par une sécheresse des sols historique et le deuxième plus faible cumul de pluie depuis 1959. Cette sécheresse se prolonge en ce début d’automne : selon Météo-France, 51 départements affichaient, au 21 septembre, une humidité des sols superficiels au plus bas pour cette période de l’année.
Pour les particuliers comme pour les entreprises, mieux capter les précipitations devient un enjeu de continuité d’activité autant que de sobriété.
💧
Créée en 2021 à Albi, dans le Tarn, Cactile transforme toitures, façades et clôtures en réserves d’eau de pluie.
Inspirée du cactus, sa solution intègre des réservoirs dissimulés et interconnectés, capables de stocker jusqu’à 80 litres par mètre carré. Stockée en hauteur, l’eau peut être distribuée par gravité, sans pompe, notamment pour l’arrosage ou l’alimentation des chasses d’eau.
L’entreprise annonce jusqu’à 50 % d’économies d’eau potable. Le pilotage à distance tient compte de la météo ; une vidange automatique permet notamment de libérer du volume de stockage avant les fortes pluies.
Cette approche associe stockage et gestion boostée à l’IA, avec une proposition concrète pour les professionnels du bâtiment : intégrer la récupération d’eau aux travaux de construction ou de rénovation tout en contribuant à limiter les risques d’inondation.
Selon nos informations, la société travaillerait à un déploiement de ses solutions en Europe pour 2027 🇪🇺
👉 Découvrez l’intervention de Jean-Baptiste Landes, président de Cactile, aux Rencontres U2P : cinq minutes pour comprendre comment l’innovation peut apporter des réponses concrètes à la crise de l’eau (accès gratuit). 👇
L’eau, notre bien commun 🩵
LA MINUTE CULTURE 🎧
REPRENDRE UNE ÉPICERIE ITINÉRANTE : UN PARI FOU 🚚
Banquiz, c’est une épicerie itinérante qui lutte contre les déserts alimentaires dans les campagnes. Ses camions-magasins apportent des produits surgelés et d’épicerie au plus près des habitants et entretiennent ainsi un lien de proximité, tournée après tournée.
À sa tête, Jérôme Fourest. Après une carrière de dirigeant dans des entreprises en croissance, il trouve le déclic grâce à un coaching et décide de reprendre une entreprise en phase avec ses valeurs.
Dans cet épisode, il raconte cette aventure : le moment de la signature, sa priorité dès le lendemain de la reprise et les enseignements tirés aux commandes de Banquiz.
Aujourd’hui, la société compte 35 camions et sert 21 000 foyers.
Un parcours qui rappelle que reprendre une entreprise, c’est avant tout une histoire humaine.
On vous conseille vivement cet épisode de Vivement la reprise, une excellente émission de notre partenaire Orso Media (accès gratuit en version audio sur Spotify, Apple Podcasts ou en vidéo ci-dessous 👇)
C’est tout pour aujourd’hui !
Merci pour votre confiance, à jeudi prochain 🙌
La rédaction
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